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Céline,

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« J’ai fait le choix d’avoir des enfants pendant mes études (en 4, 6 et 8ème année de médecine générale). Préparer l’internat de spécialité ne me paraissait guère compatible avec cette charge familiale. Mais m’installer en tant que médecin généraliste ne paraissait guère faisable : effectivement mon mari souhaitait pouvoir évoluer dans son métier et être mobile en France.

 

 Le hasard de la vie a fait que j’habitais Rennes à l’époque, ville où le Concours Européen  d’accès au DES de Santé au Travail était organisé dans les années 1992. Je l’ai donc présenté et obtenu. J’ai pu commencer mon  internat de spécialité de médecine du travail, spécialité dont j’ignorais quasiment tout puisque mes cours d’étudiante en médecine regroupaient à peine quelques heures : je ne savais pas à quoi servait un médecin du travail, j’avais vaguement cru comprendre comment il exerçait : en tant que salarié (donc facilement mobile pour le couple…).

 

J’ai donc fait 3 années de spécialité sur les 4 du DES grâce à 1 an de « remise de peine », en fonction des stages de résidanat effectués auparavant, ceci dans 2 facultés différentes (en plus de celle de ma fac d’origine), grâce aux aléas de la carrière de mon cher mari !!

 

J’ai bénéficié d’un enseignement de qualité organisé pour les étudiants du concours européen et de l’internat classique. […] Les années se sont déroulées avec des stages très diversifiés : Inspection médicale, Centre Anti-Poisons,  Service Inter-entreprise d’entreprise de tous secteurs puis du bâtiment,  Centre de recherche (INRS).

 

Enfin diplômée vers 31 ans avec 3 enfants de déjà 10, 8 et 6 ans, j’ai pu commencer une vie active de plus en plus passionnante : appréhender le monde du travail très différent de celui de l’hôpital, les employeurs à qui on ne peut pas tout dire, l’art de la diplomatie, la négociation des aménagements de poste sans argumenter médicalement, la manipulation de certains salariés ou employeurs, etc. Tout ceci fit l’objet d’un nouvel apprentissage pratique.

 

Actuellement dans un service interentreprises très dynamique, je peux m’épanouir dans cette spécialité, sans avoir à justifier l’utilité de mon métier aux yeux des uns et des autres. Je me nourris de la reconnaissance des salariés à qui j’apporte de l’aide dans le maintien dans l’emploi et la dynamique de travail, de l’écoute des salariés avec qui nous abordons les risques professionnels et la prévention primaire. J’ai l’opportunité de travailler dans de nombreux groupes de travail au sein du service ou dans d’autres services de Santé au Travail.

 

Je ne regrette pas d’avoir quitté la médecine de soins. J’ai pu élever parallèlement aux études nos 3 enfants qui sont fiers d’avoir une mère jeune et dynamique, ont  réussi de belles études et mon mari s’épanouit également dans sa carrière. »

 

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