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Michèle,

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De l'ouest à l'est« Le choix de l’orientation vers la Médecine du Travail s’est imposé à moi progressivement au cours de mes études, par envie de prévenir plutôt que de guérir. Aujourd’hui encore, je reste persuadée que l’on fait plus pour la santé de nos salariés quand on parvient à les soustraire à un risque, par exemple en arrivant à convaincre un employeur du bien-fondé de la substitution d’un produit chimique dangereux par un autre, qu’en les traitant plusieurs dizaines d’années après d’un cancer métastatique. Même s’il faut bien admettre que c’est moins glorieux et qu’ils ne reviennent jamais vers nous en nous disant d’un air admiratif que nous leur avons sauvé la vie !

 

Après avoir passé le Concours de l’Internat, les hasards de la vie m’ont amenée à choisir le CHU de Brest pour y effectuer ma formation initiale. Des stages variés, dans des univers jusqu’alors inconnus pour moi comme le service de Médecine de Prévention de l’Arsenal de Brest et plus tard le Service de Médecine du Travail en Cornouaille de Quimper où je voyais les dockers du Port de Concarneau ou les salariés d’entreprises agro-alimentaires bretonnes, m’ont fait découvrir la spécialité et ses richesses.

Fabrication poisson

Je suis ensuite revenue en Alsace, ma région d’origine, où j’exerce depuis maintenant dix ans à AST67, un service interentreprises qui couvre tout le département. J’ai débuté par un secteur « rural » sur lequel je voyais des salariés d’entreprises de toutes tailles et de tous horizons (brasserie, charcuterie industrielle, logistique, bâtiments et travaux publics, services divers…) pour changer il y a deux ans pour un secteur différent mais tout aussi riche avec toujours des entreprises industrielles, un gros centre commercial, et une partie de médico-social (établissements d’accueil de personnes âgées ou handicapées, aides à domicile…).

 

L’exercice de la Médecine du Travail, contrairement à une idée reçue pour ceux qui le connaissent mal, n’est jamais monotone. Au cours d’une même journée, nous voyons en visite des salariés en pleine forme, d’autres moins pour lesquels nous essayons de résoudre une partie des problèmes quand ceux-ci sont liés au travail (et c’est plus souvent le cas qu’on ne le pense). Nous pouvons enchaîner avec une étude de poste en entreprise, l’occasion de découvrir l’envers du décor ; cette facette du métier permet d’apprendre des choses nouvelles tous les jours ! De multiples autres « casquettes » qu’il est impossible de citer toutes, permettent de varier les activités selon nos priorités : participation à des études métrologiques (bruit, études toxicologiques..), à des enquêtes épidémiologiques comme l’enquête annuelle sur la prévalence des maladies à caractère professionnel, à l’accompagnement social de salariés en difficultés ou à des campagnes de prévention…et j’en oublie….

 

Associant le confort du salariat et d’horaires relativement réguliers à un contact quotidien avec les salariés et une variété de missions permettant à chacun de s’épanouir selon ses centres d’intérêt, la Médecine du Travail est une spécialité à part entière, malheureusement souvent méconnue. »

 

 

medecins du travail

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